Le projet Hotel Persona, emmené par Stefan Olsdal et les espagnols David Amen et Javier Solo, n'était à ses débuts qu'un nom de Dj utilisé par le trio pour animer les soirées de leurs potes. Et puis il y a eu les immenses fêtes, à Londres, Madrid et Paris ainsi que les remix de Queens of The Stone Age et de She Wants Revenge, duo américain proche de Placebo. Tout ça a donné au groupe l'envie de travailler sur ses propres compos et, après deux ans de processus créatif, voilà enfin ce très attendu premier album, que les fans de la bande à Molko fantasment depuis des mois.
Hotel Persona est né de la fête et ses ambitions premières se retrouvent immédiatement capturées en début de disque avec le diptyque Apocalypse/Fight For Love avant tout orienté dancefloor. Ceux qui s'attendaient à un ersatz de Placebo en seront donc pour leurs frais! Les autres seront stupéfaits d'entendre la voix incroyablement douce du géant bassiste, accompagné par quelques vocalises espagnoles du plus bel effet.
Malheureusement, l'attrait du groupe pour les années 80 est un peu trop présent dans les sons utilisés, conférant aux beats technoïdes et autres napes synthétiques des sonorités parfois trop cheap. L'entrée dans le monde coloré d'Hotel Persona se révèle donc douloureuse, mais les choses s'améliorent au fil de l'écoute et il faut attendre The sea pour vraiment se faire absorber par l'ambiance. Modern Kids, en featuring avec Brian Molko, est aussi l'un des plus grands moments de l'album, et c'est un véritable plaisir d'entendre à nouveau la voix nasillarde du leader de Placebo, surtout sur l'incroyable montée en fin de titre.
Et c'est justement à partir de ce moment que les choses deviennent de plus en plus plaisantes, avec un Addicted à fleur de peau dont certaines tournures font un lointain écho à Black Market Music ou encore la reprise glamour et suave de Touch me en compagnie de Samantha Fox. A cause de certaines fautes de goût trop évidentes sur ses moments les plus punchy, Hotel Persona s'impose paradoxalement à l'auditeur grâce à quelques beaux moments d'apaisements. Stefan Olsdal doit être un grand sensible, finalement.
J'ai été agréablement surprise que Rock Mag ait écouté l'album, je ne m'y attendait pas du tout, et je trouve que la critique est très bien, et au passage je vous conseil d'acheter ce mag si vous aimez bien lire des mag concernant la musique car il est super et je ne suis jamais déçue !
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